Tunis, le 7 février 2011


Bonjour,


Ce qui s'est passé en Tunisie est, comme l'ont écrit plein d'observateurs, un mouvement qui a trouvé ses racines dans l'aspiration des jeunes à la liberté de toutes les couches, je dis bien toutes les couches, du peuple tunisien et à leur constat – à tort ou à raison – que leurs ainés (toutes structures confondues) partis politiques, syndicats, associations... ont cédé à la fatalité que le régime des  Ben Ali Trabelsi est indéboulonnable.


C'est ce qui explique l'effet de surprise de tout un chacun. De plus le moteur de la contestation s'est transformé et s'est affiné au fil des jours pour aboutir à "Ben Ali DEGAGE" et enfin "RCD DEGAGE" chose que le mouvement a fini par obtenir à la surprise de tout le monde, y compris les plus radicaux de l'opposition (RCD c'est le parti de Ben Ali qui est le relais minable des intérêts de la famille maffieuse au sein de la population). Ce parti, qui compte deux millions d'adhérents opportunistes vient d'être suspendu de toute activité et dépossédé de tous ses locaux à partir desquels il organise les velléités de la contre-révolution jusqu'à ce jour. Cet acte est un deuxième acquis après la fuite de Ben Ali et sa famille, qui se trouvent ainsi privés de l'appareil de déstabilisation du pays pour instaurer le chaos dans le pays grâce à ses milices et leurs mercenaires.


Donc la Tunisie nouvelle est en train de se dessiner jour après jour (chaque étape compte son lot de revendications face aux nominations de gouverneurs, de directeurs de radios nationales et régionales de PDG de sociétés et administrations nationales...).


Voilà ce que je suis en mesure d'écrire étant entendu que les acteurs principaux de cette révolution sont des jeunes comme mes petits enfants et à la limite leurs parents qui sont en train d'apprendre et vérifier jour après jour ce qui bon pour la révolution et ce qui l'est moins.


Enfin je saisis cette occasion pour souhaiter plein de succès à l'AG de notre L’AMAP qui aura un jour prochain, je l'espère, une structure dans la Tunisie nouvelle.


                                           Hechmi